19.02.2012
La panne sèche
Le coeur y était. Plus que jamais. Mais le corps, lui, n'a pas suivi. Or, pour espérer battre la Norvège et décrocher le titre mondial, les Françaises auraient eu besoin d'être à 100% physiquement. Elles en étaient loin dimanche soir. Très loin. C'est d'abord là-dessus que s'est jouée cette finale. Les Norvégiennes ont imposé un défi physique que les Bleues n'ont pu relever au-delà du premier quart d'heure. " Ça a été très dur, elles nous ont marché dessus en première mi-temps, constate Raphaëlle Tervel, dépitée mais lucide. C'était trop pour nous aujourd'hui."
Pour Olivier Krumbholz, cet échec final trouve effectivement sa source dans les succès des jours précédents. "Ce dimanche soir, on était trop handicapées, explique le sélectionneur. Si on avait été au complet à partir des huitièmes de finale, on aurait plus faire tourner et arriver plus frais sur la finale." Mais sans fraîcheur physique, pas d'intensité défensive. Et sans défense, plus d'équipe de France. C'est ce secteur du jeu qui a maintenu les Bleues en vie tout au long du Mondial. Contre la Norvège, elles ont concédé 15 buts en moins de 20 minutes en première période ! A la pause, les filets tricolores avaient déjà tremblé 19 fois, soit à peine moins que la moyenne de buts concédés par les Françaises... par match depuis le début du Mondial (21,7). Et Nina Kanto de conclure : "Comme je dis toujours, quand la France n'a pas sa défense, elle perd ses couleurs".
Pour Olivier Krumbholz, cet échec final trouve effectivement sa source dans les succès des jours précédents. "Ce dimanche soir, on était trop handicapées, explique le sélectionneur. Si on avait été au complet à partir des huitièmes de finale, on aurait plus faire tourner et arriver plus frais sur la finale." Mais sans fraîcheur physique, pas d'intensité défensive. Et sans défense, plus d'équipe de France. C'est ce secteur du jeu qui a maintenu les Bleues en vie tout au long du Mondial. Contre la Norvège, elles ont concédé 15 buts en moins de 20 minutes en première période ! A la pause, les filets tricolores avaient déjà tremblé 19 fois, soit à peine moins que la moyenne de buts concédés par les Françaises... par match depuis le début du Mondial (21,7). Et Nina Kanto de conclure : "Comme je dis toujours, quand la France n'a pas sa défense, elle perd ses couleurs".
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Bouhail, le gros coup dur
Le champion du monde 2010 a subi une fracture du tibia en chutant à la barre fixe samedi matin et a été opéré dans la soirée. "Il a lâché la barre lors d'une lune, un mouvement très simple. C'est presque inexplicable et lui-même ne savait pas pourquoi", a raconté l'entraîneur de l'équipe de France masculine, Laurent Guelzec. "On est bien sous le choc. Surtout pour lui. C'est une blessure sérieuse, les ligaments du genou ont été touchés. Le chirurgien ne s'est pas prononcé sur la durée de récupération, préférant voir comment cela évolue". Thomas Bouhail, par la voix de son frère et agent Mickaël, a tenu à souligner qu'il faudrait deux mois environ avant de savoir s'il doit tirer un trait ou non sur les Jeux.
Mais d'ores et déjà l'équipe de France, qui avait raté l'occasion de décrocher son billet olympique directement lors des derniers Championnats du monde en octobre à Tokyo, ne pourra pas compter sur lui pour la dernière épreuve qualificative à Londres le 10 janvier. "L'équipe est encore affaiblie. Ca devient une habitude", a souligné Laurent Guelzec, qui depuis cet été n'a cessé de voir ses meilleurs éléments se blesser plus ou mois sérieusement. "C'est un énorme coup dur d'abord pour lui, mais aussi pour le reste de l'équipe", a estimé le responsable de la gymnastique masculine, Jean-Jacques Eeckhoutte. "Tout le monde est atteint, car cela jette un doute sur la qualification olympique. Il faudra relever le défi sans lui." Depuis leur déception à Tokyo, les gymnastes n'ont guère souffler et poursuivi l'entraînement afin de ne pas rater le coche lors des "Test events" dans la capitale britannique, où la France et sept autres nations se disputeront les quatre dernières places pour les JO.
Mais d'ores et déjà l'équipe de France, qui avait raté l'occasion de décrocher son billet olympique directement lors des derniers Championnats du monde en octobre à Tokyo, ne pourra pas compter sur lui pour la dernière épreuve qualificative à Londres le 10 janvier. "L'équipe est encore affaiblie. Ca devient une habitude", a souligné Laurent Guelzec, qui depuis cet été n'a cessé de voir ses meilleurs éléments se blesser plus ou mois sérieusement. "C'est un énorme coup dur d'abord pour lui, mais aussi pour le reste de l'équipe", a estimé le responsable de la gymnastique masculine, Jean-Jacques Eeckhoutte. "Tout le monde est atteint, car cela jette un doute sur la qualification olympique. Il faudra relever le défi sans lui." Depuis leur déception à Tokyo, les gymnastes n'ont guère souffler et poursuivi l'entraînement afin de ne pas rater le coche lors des "Test events" dans la capitale britannique, où la France et sept autres nations se disputeront les quatre dernières places pour les JO.
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Les bleues en mode 'conquistador'
Des qualités mentales exceptionnelles. Voilà ce qui semble avoir permis aux Françaises d'atteindre la finale. Des qualités apparues tout au long de leur parcours. Et surtout depuis cette défaite contre le Brésil (22-26) dans la première partie de la compétition. Une défaite constructive rétrospectivement. Car depuis, les Bleues ont assuré en huitièmes contre la Suède (26-23), ont signé un véritable exploit en quarts contre la Russie (25-23), puis ont maîtrisé leur match en demies contre le Danemark (28-23). L'arrière Paule Baudouin explique : "On écrit notre histoire depuis le début du Championnat. Il y a eu quelques ratures, comme contre le Brésil, mais si on n'en était pas passé par là, on ne serait pas là aujourd'hui."
Amandine Leynaud, auteur de 10 arrêts en demi-finale, termine : "C'est la deuxième finale, mais je ne sais pas si je pourrai en faire une autre. Donc ces moments-là, on essaie de les vivre à fond." On l'aura compris, pas question pour les Françaises de laisser apparaître une pointe de suffisance. D'autant plus que, seule la victoire les qualifierait directement pour les Jeux Olympiques de Londres. Peu importe les blessures de Mariama Signaté et Allison Pineau, le mental des Bleues devra une nouvelle fois prendre le dessus dimanche à 20 heures 15. "En demies, Alexandra a bien pris le relais d'Allison, on a de la rotation", souligne Cléopâtre Darleux. Comme quoi la clé de cette finale pourrait bien être, selon Paule Baudouin, "les tripes, l'envie, la rage" de cette équipe de France.
Amandine Leynaud, auteur de 10 arrêts en demi-finale, termine : "C'est la deuxième finale, mais je ne sais pas si je pourrai en faire une autre. Donc ces moments-là, on essaie de les vivre à fond." On l'aura compris, pas question pour les Françaises de laisser apparaître une pointe de suffisance. D'autant plus que, seule la victoire les qualifierait directement pour les Jeux Olympiques de Londres. Peu importe les blessures de Mariama Signaté et Allison Pineau, le mental des Bleues devra une nouvelle fois prendre le dessus dimanche à 20 heures 15. "En demies, Alexandra a bien pris le relais d'Allison, on a de la rotation", souligne Cléopâtre Darleux. Comme quoi la clé de cette finale pourrait bien être, selon Paule Baudouin, "les tripes, l'envie, la rage" de cette équipe de France.
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